AXE 1 La revalorisation des bassins piscicoles
traditionnels.
L’objectif principal de ce programme est d’introduire des techniques
appropriées qui participent à une exploitation durable de
l’écosystème des zones humides par sa population. Il s’y
greffe d’autres objectifs subsidiaires tels que l’amélioration
des
performances rizipiscicoles tout en veillant à
l’équilibre
écosystémique, l’adaptation de la technique culturale aux
conditions climatiques marquées par une
irrégularité
spatio-temporelle et par une baisse du volume d’eau tombée et
l’augmentation
de la sécurité alimentaire en initiant des initiatives
d’une
pêche amplifiée pour la production in situ d’aliments
riches
en protéines. En réalité il ne s’agit pas d’un
élevage
de poissons mais plutôt d’un piégeage de poissons de
l’estuaire,
suivi d’un stockage avec aliment approprié pour grossissement.
Le programme encourage les populations bénéficiaires
à réaménager et à entretenir les digues de
protection des rizières de bas-fonds et lutter ainsi contre la
salinisation
et l’acidification des sols et à améliorer les
systèmes de gestion hydraulique. La combinaison de ces actions
permet de rehausser non seulement la production piscicole, donc de
protéines, mais aussi la production du riz qui reste la
principale céréale consommée dans la zone.
Les villages ciblés par ce programme sont Bandial,
Thionck-Essyl, Bessire et Kagnout. Un protocole d’accord est en cours
de négociation avec la population pour l’exploitation des
carrières de Tobor et des bassins de Karthiack. Durant les trois
prochaines années, les expérimentations en cours vont
être consolidées et
l’accent sera mis sur la propagation des techniques appropriées
de gestion d’eau et de poldérisation. L’intervention commence
avec
l’adaptation des aménagements hydrauliques (digues, drains et
ouvrages)
des bassins traditionnels pour faciliter la gérance d’eau. Le
bassin
est vidé au maximum et rempli à nouveau par des drains
installés,
laissant entrer les poissons du fleuve. Les drains sont fermés
en
fin juillet (selon les pluies) et la biomasse est augmentée avec
des alevins pêchés dans le fleuve. La gérance
hydraulique
sert alors de trop-plein selon la pluviométrie. Dans certains
cas,
une petite cabane est construite au-dessus du bassin qui doit abriter
des
canards et/ou poules pondeuses qui sont nourris par les villageois.
L’aliment
pour les poissons vient de la volaille (élevage associé)
et
des sédiments des rizières avoisinantes. L’implantation
de
piquets en bambou (supports pour la production d’algues) et l’addition
de
branchages et feuilles contribuent à l’aliment in situ.
Programme 2004 :
a. Objectifs généraux :
- Exploitation durable des bas-fonds, terres entre
bolon et plateau, ce qui renforce leur rôle de tampon de
protection, diminuant la dégradation générale de
l'écosystème ;
- Augmentation de la sécurité
alimentaire par la sécurisation de la production rizicole et un
ajout en protéine par la pêche amplifiée ;
- Diminution de l'exode rural saisonnier par
l'accès à une culture de rente villageoise ;
- Protection des rizières de bas-fonds contre
l'acidification et la salinisation ;
- Adaptation de la gérance hydraulique par un
meilleur écoulement des eaux pluviales avec de moindres
dégâts aux digues et par une meilleure maîtrise des
eaux dans les rizières de bas-fonds et dans les bassins
piscicoles.
b. Objectifs spécifiques :
- Adaptation des techniques de gérance
hydraulique dans 4 villages ;
- Introduction de nouvelles techniques de pêche
amplifiée sur 4 sites ;
- Structuration des Organisations Communautaires
de Base (OCB) et renforcement de la cohésion villageoise des
villages cibles.
c. Activités du programme 2004 :
- Les interventions sont prévues dans les
villages de Bandial, Kagnout, Bessire et Thionck-Essyl ;
- Inventaire topographique des sites [analyse des
cours d'eau, topographie, etc.] ;
- Etude de terrain sur la propriété et
l'organisation de l'exploitation des rizières de bas-fonds ;
- Sensibilisation des villageois et formation de
groupes collectifs de travail ;
- Creusage de canaux perpendiculaires au bolon ;
- Installation de la tuyauterie et d’ouvrages dans
les bassins et dans les canaux ;
- Ensemencement des bassins avec des alevins de
Tilapia, Mulets, etc. ;
- Tests en aliment pour une pêche
amplifiée ;
- Planification, coordination, rapportage et suivi
des actions ;
- Propagation des techniques de poldérisation,
de gérance des eaux pluviales et d’aquaculture.
d. Résultats attendus :
- Adaptation des techniques de gérance
hydraulique ;
- Introduction de techniques appropriées d’une
pêche amplifiée ;
- Cohésion sociale des villageois
renforcée ;
- Aliments in situ appropriés testés ;
- Villageois sensibilisés et formés ;
- Suivi et évaluations des actions.
Les activités, à l’exception des frais de fonctionnement,
jusqu’à fin mars 2004 sont couvertes par le financement du
projet PKP-2002/SN18. Une fois les fonds dudit projet
épuisés, le financement dans le cadre de
l’activité 7231 DAK0020688 a couvert les
activités ultérieures. Nous introduisons les
activités dans le cadre du projet PKP-2002/SN18 ici pour pouvoir
donner un aperçu exhaustif du déroulement des
activités et du processus global.
Réalisations 2004 :
Les activités marquées avec «*» sont
réalisées sur financement du projet PKP-2002/SN18 ; pour
de plus amples informations, veuillez consulter notre rapport du projet
PKP-2002/SN18.
Concertations/Préparations :
Novembre 2003 :
Négociations avec MAPFARZ pour la reprise des bassins piscicoles
au 2ème Pont. Depuis 1996 la Mission Technique de Chine [MTC] au
Sénégal intervient en Casamance avec des projets
d'assistance technique aux populations. Un volet de cette
coopération est l'aquaculture. Ainsi, quatre bassins de 1.250
m² chacun ont été aménagés près
du 2ème Pont de Ziguinchor. Ces bassins étaient
utilisés pour des expérimentations sur la reproduction et
le
grossissement de Tilapia. Le Tilapia est une carpe indigène du
milieu
mangrovien de la Casamance et un poisson bien apprécié
par
les populations. Deux bassins sont utilisés pour la reproduction
et
les deux autres pour des tests de grossissement mono-sexe. Ils
hébergent un total de 23.400 alevins de Tilapia qui sont nourris
quotidiennement. L’insécurité dans la région a
provoqué le départ des Taiwanais
en septembre 2002.
Depuis leur arrivée, IDEE Casamance a collaboré avec
le MTC. Ainsi, le MTC a demandé à IDEE Casamance de
reprendre la gestion des bassins. Tout était mis en place pour
le transfert quand soudainement une demande du Ministère de la
Pêche a obligé le MTC de transférer la gestion des
bassins à MAPFARZ, une
structure locale. Manquant les moyens d’exploitation, une collaboration
entre
le MAPFARZ et IDEE Casamance est depuis tentée sans
succès manifeste.
Décembre 2003 :
Achat d’une pompe Sembé Awaña, pompe à
pédales, développée par Entreprise Works
(financement USaid). La
pompe manuelle, aspirante et refoulante, peut être
utilisée
dans le maraîchage mais aussi pour vidanger des rizières
et
des bassins (piscicoles). Les premiers tests à Thionck-Essyl
sont
un peu décevants et la population préfère une
moto-pompe.
Janvier 2004 :
Etude, basée sur l’étude topographique du 27 novembre
2003, pour résoudre l’intrusion hyper saline des rizières
en installant des canaux piscicoles [contrat Antoine G. Sagna]. Un type
de poldérisation avec lavage continu des canaux qui bordent les
rizières
qui doivent diminuer l’intrusion saline des eaux du bolon dans les
rizières.
Les canaux sont utilisés pour faire une pisciculture extensive
dont
les revenus couvrent les frais d’entretien et de fonctionnement
hydraulique.
Mars 2004 :
Visite d’échange de Bandial à Thionck-Essyl et à
Bessire. Le village de Bandial est situé au milieu des
mangroves, seulement accessible par une digue de 1,5 km de long et 40
cm de large. Les habitants sont connus pour leur maîtrise du
poto-poto, terre argileuse des mangroves et de leur capacité
à construire des digues. Un échange de ces
compétences peut faciliter et en même temps donner un
atout à l’entretien et à la mise en place des
infrastructures hydrauliques. Trois hommes de Bandial ont
travaillé durant trois jours avec les populations de Bessire et
de Thionck-Essyl.
Du 11 au 18 mai 2004 :
Consultation de l’expert piscicole Gertjan de Graaf de Nefisco aux
Pays-Bas. L’expert piscicole a visité les sites de Kagnout,
Tobor,
Bandial, Thionck-Essyl et Bessire (cf. rapport final en annexe). La
consultation
est faite sur base de remboursement des frais de voyage et de la prise
en
charge de son hébergement. Nefisco Foundation (www.nefisco.org),
basé à Amsterdam aux Pays-Bas, est prêt à
approfondir
ses relations avec les activités de IDEE Casamance qu’elle juge
intéressant dans le cadre de la protection de l’environnement
mangrovien.
Les observations les plus marquantes sont :
- Le type de bassin développé à
Kagnout est à promouvoir dans la région : cette technique
de pêche amplifiée ancestrale peut être
améliorée et produire 400 kg/hectare. Le (re)boisement de
palétuviers au
milieu des bassins contribue à la réhabilitation de la
biodiversité en zones humides ;
- Le système d’élevage semi-intensif
comme introduit par les Taiwanais, est déconseillé pour
être introduit aux villages et doit être porté par
des investisseurs privés. Par contre, les bassins existants
doivent
être revalorisés et une augmentation de la production
actuelle
est envisagée ;
- La concurrence locale de l’aliment oblige
l’utilisation d’autres produits facilement accessibles, gratuits et
modestement utilisés : bouses de vaches, branchages et feuilles,
fagots, bambou, etc.
Les activités dans les villages ciblés :
Village de Bandial : [deux bassins jumelés de 3 ha et de 13
ha]
Juin 2003 :
Topographie Bandial [contrat bureau BIAC], un état des lieux du
bassin piscicole et propositions pour l’aménagement hydraulique
avec suivi des travaux d’ouvrages. Afin de déterminer exactement
la surface d’eau utilisée pour le stockage des poissons et donc
en même temps la biomasse, une étude de topographie est
nécessaire. Conjointement, cette étude donne une analyse
de la gestion hydraulique en place et propose, si nécessaire,
les aménagements à entreprendre.
Juillet 2003 :
Livraison de matériels à Bandial : éperviers,
filets de pêche, bassines, canards, crintings, etc. Ce
matériel
sert essentiellement pour la réfection des digues et pour la
pêche des alevins dans le fleuve.
Novembre 2003 :
Topographie Bandial pour canaux entre bolon et rizières [contrat
Antoine G. Sagna], élaboration technique du volet hydraulique et
proposition de collaboration avec le bureau régional du PAM
(Programme Alimentaire Mondial) pour augmenter la
sécurité alimentaire et introduire une pisciculture
appropriée. Dans la zone du Bandial, la réalisation par
les populations de diguettes de ceinture est une pratique courante de
protection des rizières car les effets de la sécheresse
sont accentués par l’existence de nombreux cours d’eau
salés qui longent les terres de culture et qui ont une
topographie relativement plate. Compte tenu du relief plat et de la
faible étendue des surfaces de ruissellement, par le
morcellement des terres, les volumes d’eau douce ruisselée sont
parfois insuffisants pour réduire les effets de l’intrusion
saline pendant la saison sèche.
Le projet-test proposé vise à améliorer les
diguettes traditionnelles en construisant des bassins tampons à
la limite
des eaux de marée par la réalisation d’une série
de
chenaux protégés par une digue principale de 315m de long
et dont la cote relative en crête sera supérieure à
la cote des plus hautes eaux d’hivernage (9,9 m). La revanche sera de
0,30m.
L’eau stockée dans les chenaux provenant des ruissellements
d’hivernage est douce et donc de densité plus faible que celle
de l’eau de la nappe qui est hyper salée. Cette eau jouera un
effet de chasse sur l’eau de nappe qui est hyper salée.
En effet, en appliquant le principe de l’hydrostatique sur la zone
de l’interface eau douce/eau salée, la profondeur de cette
interface en dessous du niveau du marigot (ou profondeur où se
situe l’eau salée) est égale à la charge de l’eau
douce multipliée par l’inverse de la différence de
densité entre les deux liquides. Ce constat est connu sous le
vocable de principe de GHYBEN-HERZERBZ (S. MBODJ, 1988). Cela est
traduit par ce constat : pour un même récipient, il faut
une plus grande hauteur du liquide 1 (moins dense, par exemple
eau douce) que du liquide 2 (plus dense, par exemple eau plus
salée) pour avoir le même poids.
Ce principe est utilisé traditionnellement par les paysans
Diolas qui cultivent dans la mangrove : le long de la digue principale
qui protège les rizières, ils installent toujours une
série de parcelles plus grandes et profondes les unes que les
autres suivant que l’on s’approche de la mangrove ; elles stockent
l’eau douce en hivernage et servent aussi de bassins piscicoles. En
saison sèche, l’eau du marigot est introduite ce qui permet
aussi de maintenir ces sols qui sont généralement
potentiellement sulfatés acides, à l’abri de
l’oxygène, donc de l’acidification qui est plus difficile
à gérer que la salinisation (B. BARRY et al. 1983).
Sur la base de ce principe, une série de (2) chenaux
parallèles à la digue principale est prévue. Cette
opération
aura donc les deux objectifs ci-dessous mentionnés :
- La protection anti-sel des rizières amont
(25 ha) ;
- La mise en place d’une source de protéines,
par le développement de la pisciculture.
Décembre 2003 :
Etude et visites de terrain pour la réalisation d’un ouvrage
à Bandial [contrat bureau BIAC] ; un ouvrage de retenu d’eau qui
facilite en même temps les entrées et les sorties
contrôlées d’eau entre le bassin et le bolon.
L’étude déjà faite et les premières
préparations pour la réalisation
de l’ouvrage étaient entamées que l’on apprend qu’une
fête de circoncision aura lieu en début 2004 ; ce qui va
bloquer toute activité au village. Les travaux sont donc
suspendus jusqu’en hivernage prochain.
Juin 2004 :
Acheminement de deux tuyaux PVC avec coudes
Prévisions :
Vu les festivités prévues, nos interventions dans le
village de Bandial seront au ralenti. Les villageois vont installer les
deux tuyaux PVC pour une bonne gérance de l’eau et se
contenteront
durant cet hivernage à une gestion habituelle du bassin :
ouverture
des vannes pour faire entrer les poissons du fleuve et récolter
la biomasse ainsi piégée en fin d’hivernage.
Village de Thionck-Essyl, quartier de
Batine : [un bassin de 1 124,3 m²]
Décembre 2003 :
· Contrat de collaboration avec le quartier de
Batine à Thionck-Essyl [protocole d’accord]. Un bassin de 1250
m² aménagé sous l’égide de la Mission
Technique Chinoise au Sénégal (République Taiwan)
et qui n’est plus utilisé après leur départ ;
· Livraison de matériels à
Batine : brouettes, pelles, bassines, seaux, filets de pêche,
etc. Ce matériel sert essentiellement pour la réfection
des digues et pour la pêche des alevins dans le fleuve.
Janvier 2004 :
Topographie Thionck-Essyl [contrat bureau BIAC] un état des
lieux du bassin piscicole existant et propositions pour la
réfection
et l’aménagement hydraulique.
Mai 2004 :
En janvier 2004 nous avons empoissonné le bassin de 1224,3 m2
avec 2243 alevins, pesant en moyenne 11 grammes, pour avoir une
récolte de 94 kg le 19 mai 2004. Le taux de salinité
avait alors grimpé jusqu’à 76‰ ! Maintenant que le bassin
est vide, les digues sont réfectionnées et deux nouveaux
tuyaux PVC sont mis en place.
Juin 2004 :
Acheminement de deux tuyaux PVC avec coudes et ramassage et stockage
des bouses de vaches autour du bassin.
Prévisions :
Durant le mois de juillet le bassin est rempli avec de l’eau des pluies
et de ruissellement. Les carrés de compostage sont remplis avec
les bouses de vaches, branchages, feuilles, etc. En fin juillet le
bassin est empoissonné avec les alevins pêchés dans
le fleuve avec une densité de 2 individus par m². La
récolte est prévue au mois février 2005.
Village de Bessire : [trois bassins de 1 300 m² chacun]
Janvier 2004 :
Topographie Bessire [contrat bureau BIAC] un état des lieux
des trois bassins piscicoles et propositions pour l’aménagement
hydraulique. Il s’agit ici de trois bassins de 1 300 m² chacun,
construits
par les villageois sous l’égide de la Mission Technique Chinoise
au Sénégal (République Taiwan). Ces bassins ne
sont
plus utilisés par manque de moyens depuis le départ de la
Mission chinoise.
Février 2004 :
Livraison de matériels à Bessire : brouettes, pelles,
bassines, seaux, filets de pêche, etc.
Mars-mai 2004 :
Réfection du canal d’entrée, des digues et des fonds
des bassins. Le taux de salinité du bolon a atteint 68‰, le
double
de celui de l’eau de mer !
Juin/juillet 2004 :
Ramassage et stockage des bouses de vaches autour des bassins, achat de
quelques sacs de son de riz et installation de quatre carrés
de compostage par bassin qui seront remplis avec les bouses de vaches,
branchages, feuilles, etc.
Prévisions :
Les bassins se remplissent avec l’eau des pluies. En fin juillet et en
marées hautes on laisse entrer l’eau du bolon avec les
poissons. Les bassins sont alors fermés et les vannes sont
seulement utilisées pour maintenir un bon niveau d’eau dans les
bassins. Le stock de biomasse est augmenté avec des alevins
pêchés dans le fleuve.
La récolte est prévue au mois de février 2005.
Village de Karthiack : [trois bassins de 1 250 m² chacun], cf.
Bessire.
Village de Kagnout – trois bassins (1 ha 7 are, 50 are et 70 are) :
Avril 2004 :
Contrat de collaboration avec Kagnout [protocole d’accord] et remise de
matériels : pelles, bassines, seaux, filets de pêche, etc.
Mai 2004 :
Acheminement de quatre tuyaux PVC avec coudes et autres
matériels, réfection des digues et installation des
tuyaux.
Etude topographique - contrat Antoine G. Sagna et qui donne pour le
bassin de Jérôme Diatta 1 ha 7 are 57,9 ca, pour le bassin
de Maxim Bassène 50 are 72,4 ca et pour le bassin de Djibanko
Bassène 70 are 56,1 ca.
Prévisions :
Les bassins se remplissent avec l’eau des pluies. En fin juillet et en
marées hautes on laisse entrer l’eau du bolon avec les
poissons. Les bassins sont alors fermés et les vannes sont
seulement utilisées pour maintenir un bon niveau d’eau dans les
bassins. Le stock de biomasse est augmenté avec des alevins
pêchés dans le fleuve.
La récolte est prévue au mois de février 2005. Un
reboisement de palétuviers à l’intérieur des
bassins et un test pour stabiliser les digues avec des plantes de
Vétiver (pépinières USaid et le Vétiver
local) et une plante locale (Egnalé).
Village de Tobor : les carrières ou dépressions :
Plusieurs villages en Casamance sont caractérisés par des
grandes carrières ou dépressions qui se remplissent avec
l’eau des pluies pendant l’hivernage. IDEE Casamance veut les mettre en
valeur en y stockant des poissons pendant l’hivernage.
Une étude a révélé que l’eau atteint un
degré de pH très bas : 2,2º. Nous sommes en train de
nous renseigner sur les causes.
Les documents :
Rapport Nefisco Foundation - -
550
kB
Résultats de la pêche amplifiée - moisson 2004 - 6
kB
Résultats de la pêche amplifiée - moisson 2005 - 8
kB
Vade Mecum d'une pêche amplifiée en Casamance -
199
kB
Rapport de Sara Eeman sur l'acidite des sols - 193
kB
Proposition de projet avec Sara Eeman
- 98 kB
Stabilisation biologique des digues en partenariat avec Association ARBRES -
291 kB